Les promoteurs victimes d'un chantage d'envergure
3 Commentaire(s) |Les promoteurs immobiliers feraient les frais d’une « nouvelle forme de racket ». Selon une enquête dévoilée mercredi par Le Parisien, des particuliers demandent de « verser 50 000, 200 000 et jusqu’à 300 000 euros contre l’abandon de recours contre les permis de construire ». Explications.
(LaVieImmo.com) - L’enquête menée par le quotidien révèle une arnaque généralisée à l’encontre des promoteurs immobiliers. Ceux-ci reçoivent en effet des lettres de particuliers contestant leur projet de construction, lesquels demandent des fonds en échange d’un abandon de recours. D’aucuns voient un intérêt considérable dans cette pratique, qui s’analyse en un recours « abusif » contre les permis de construire. Quel préjudice pour les professionnels ? Ils préfèrent parfois transiger via « un arrangement financier », plutôt que d’entrer dans une longue bataille juridique. Et peuvent payer jusqu’à 300 000 euros pour éviter ces désagréments, qui contribuent par ailleurs à jeter l'opprobre sur la profession.
Similitudes troublantes
Plus qu’une multitude d’actes isolés, il pourrait davantage s’agir d’ « une organisation bien rodée ». Plusieurs indices étayent cette théorie, comme le même numéro de téléphone indiqué dans les courriers, ou l'extrême similitude des termes employés, voire des ressemblances troublantes dans les écritures, enquête le quotidien. Enfin, un recours contre un projet immobilier à Montpellier va jusqu'à être lancé par un habitant de la Seine-Maritime, note le quotidien. Le seul intérêt du requérant est qu'il envisage de s'installer dans le sud... Ce type d’acte, loin d’être résiduel en France, concernerait de « 6 à 10 % des 110 000 logements construits chaque année ». Les promoteurs, alertés, ont décidé d’agir en justice. Ainsi, « des plaintes, notamment à Marseille, ont déjà été déposées pour « recours abusifs » ou tentatives d’extorsion de fonds », indique Le Parisien.
5 fois plus de recours
Marc Pigeon, président de la fédération des promoteurs immobiliers, s’inquiète de la recrudescence de ces recours peu scrupuleux : « A Marseille, par exemple, il y a eu 12 recours pour 516 logements entre 2007 et 2009. Mais pour la seule année 2010, on en a recensé 61 pour 3 000 logements, soit cinq fois plus », livre-t-il dans une interview avec le quotidien.
Bien entendu, nul discrédit ne doit être accordé au recours en soi - qui vise généralement à prévenir la naissance d’une gêne du voisinage : vue, bruits, odeurs, ou lorsque la construction est en contrariété avec la loi. La plupart du temps, ils sont rédigés de bonne foi. Mais dans ce cas précis, les demandeurs n’ont qu’une seule motivation : l’argent.
- Dernières actualités neuf
- 10/05/2012 Immobilier neuf : Promoteurs et constructeurs tirent la sonnette d'alarme
- 02/05/2012 Immobilier : Ces dix villes où investir en 2012
- 30/04/2012 "Nicolas Sarkozy veut soutenir l'immobilier sans accroître l'investissement public"
- 04/04/2012 Pour toute maison achetée, une voiture offerte !
- 15/03/2012 "Il ne suffit pas de construire pour résoudre la crise du logement"
- 12/03/2012 Présidentielle : Hollande précise sa politique immobilière











Du calme ici !
a la décharge de "journaliste", 61/12, ça fait fait bien "5 fois plus" !
Sortez votre calculette avant de crier au publi-reportage !
Il s'agit d'une citation du Parisien. Il ne m'appartient pas, en tant que journaliste, de déformer ses propos.
12 recours pour 516 logements => 2.3 %
61 recours pour 3000 logements => 2.0 % soit 5 fois plus
Ah bon ?
Quand est ce que vous allez faire votre boulot de journaliste et non de publi-reportage ?